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  • Bien être
  • Harmonie
  • Prévention
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  • Concentration
  • Sommeil
  • Equilibre

Pasithéa ?

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Dans la mythologie grecque, Pasithéa (ou Pasithée, en grec ancien Πασιθέα) incarne la déesse du repos et de la relaxation. Elle serait la plus jeune des Charites, les Grâces romaines, le plus souvent au nombre de trois, qui représentent la beauté, la douceur et l’amitié. Selon Hésiode, elle est la fille d’Héra et de Dionysos et non la fille de Zeus et d’Eurynomé, comme ses sœurs. Selon Homère, Héra la promet en mariage à Hypnos, le dieu du sommeil à condition que celui-ci veuille bien l’aider à endormir Zeus pour que les dieux puissent venir en aide aux Grecs. Avec ses sœurs, elle tissa.

detente-relaxation-pasitheaLes Grâces

Selon les époques et les régions, le nombre et les prénoms de ces vierges aux belles joues ont sensiblement varié. En effet, si on en dénombre deux à Athènes et à Sparte, que l’on baptise Hégémonè et Auxo, ou Cléta et Phaenna, Homère fait de Pasithéa la plus jeune des trois Grâces. Néanmoins, on fixe ordinairement leur nombre à trois et on leur donne des noms des plus évocateurs : Aglaé, la brillante, Thalie, celle qui fait fleurir, et Euphrosyne, celle qui réjouit le cœur.

De la même façon, leur naissance est controversée : sont-elles les filles de Dionysos et de la nymphe Coronis ? D’Héra ? De Léthé, le fleuve de l’oubli ? Ne descendraient-elles pas d’Hélios et de la nymphe Aglaé ?

La tradition a toutefois retenu une autre hypothèse et a ainsi fait des Grâces les filles de Zeus et de la séduisante Océanide Eurynomé. Elles n’avaient pas de personnalité propre et apparaissaient toujours ensemble. Toutefois, Aglaé est mentionnée comme première épouse d’Héphaïstos.

Les Grâces étaient à l’origine des puissances de la végétation. Pareilles aux nymphes avec qui, au printemps, elles menaient des rondes d’un pas cadencé, elles jouaient un rôle bienfaisant dans la nature en veillant à la croissance des plantes, à l’éclosion des fleurs et à la maturation des fruits. Quand les champs étaient fertiles et les récoltes abondantes, c’était à ces jeunes filles au regard étincelant que les hommes devaient rendre grâce.

Ces divinités qui faisaient verdir et fleurir la nature se voyaient peu à peu confier de nouvelles attributions : elles devinrent des divinités de la beauté. Leur tâche consistait à divertir les dieux et les mortels par des rires et des chants. Leur influence s’étendait sur de nombreux aspects de la vie sociale, intellectuelle et artistique.

En effet, ces trois sœurs apprenaient à tous l’art de vivre en société : elles participaient à la socialisation des jeunes gens, veillaient à l’union des cités comme à l’inspiration des poètes et étaient à tous les mariages et autres fêtes. Les filles de Zeus agrémentaient ainsi la vie par la bonne humeur et la gaieté, donnaient du charme à un visage, de l’aisance dans les gestes et dans la conversation à une jeune fille tout en dispersant dans les cœurs la générosité et reconnaissance.

Ces bienfaits, les trois Grâces en faisaient largement profiter les divinités de l’Olympe où elles avaient élu demeure. Là, elles se tenaient à l’entière disposition de tous les dieux. Si on les voyait à côté d’Héra, de Déméter, d’Artémis, de Némésis ou d’Éros, dont elles utilisaient parfois le carquois, elles accompagnaient aussi Athéna dans ses travaux pacifiques ou encore Dionysos, dont elles essayaient de pondérer les excès.

Cependant, c’est à Aphrodite et Apollon qu’elles offraient principalement leurs services. En effet, elles passaient une grande partie de leur temps à prendre soin de la fille de l’écume. Pour rendre sa beauté encore plus éclatante, son charme plus irrésistible, elles tissaient avec raffinement ses habits, l’aidaient à sa toilette, la baignaient et choisissaient ses bijoux. Comme les Grâces accordaient autant d’importance aux plaisirs des sens qu’à ceux de l’intellect, elles aimaient prendre part au cortège d’Apollon, le dieu musicien. Lors des fêtes et banquets, ces sœurs pleines d’entrain dansaient et chantaient avec les Muses tandis qu’Apollon jouait de la lyre devant les dieux ravis.

Puisque les Grâces faisaient partie de la suite de nombreux dieux, leur culte était souvent associé à celui d’autres puissances de l’Olympe. Ainsi, à Delphes, on les honorait en même temps qu’Apollon, à Élis avec les Muses et Dionysos. Pourtant, il existait certains sanctuaires o๠elles seules étaient célébrées comme celui de l’île de Paros o๠un culte assez austère leur était rendu : depuis que le roi Minos avait appris la mort de son fils Androgée, c’était dans le deuil qu’on les honorait.

Mais le premier lieu de culte consacré aux seules Grâces était celui d’Orchomène en Béotie, au nord-ouest de Thèbes. C’était le roi Étéocle qui fut fondateur de ce sanctuaire. Chaque année, des chants, des danses et des jeux étaient organisés autour de trois aérolithes, des pierres tombées du ciel qui les représentaient.

De la même façon que les citoyens d’Orchomène considéraient les Grâces comme leurs reines protectrices, elles qui avaient fait de leur région une des plus fertile de Grèce, les Athéniens les célébraient, près de l’Acropole et de l’Agora, en tant que garantes de l’ordre social. Les éphèbes devaient prêter serment sur ces lieux sacrés et jurer qu’en cas de danger ils protégeraient la cité. Par ces honneurs rendus, on attendait des Grâces qu’elles favorisent la bonne intelligence entre les hommes.

 

Les Trois Charites,

Les Grâces, 1er siècle av. J.C., terre cuite, Musée du Louvre, aile sully, 1er étage, section 35

Voici Aglaé (la brillante), Thalie (la verdoyante) et Euphrosyne (la joie intérieure). Elles sont filles de Zeus et d'Eurynomé, elle-même fille du Titan Océanos. Elles sont toujours ensemble, à danser devant les dieux aux doux sons de la lyre d'Apollon. Mais elles ravissent aussi les hommes qui quelquefois ont la chance de les apercevoir, comme une gracieuse nuée qui fait fleurir la vie. On les appelle les " charités " parce que Charis veut dire " grâce ". Elles sont toutes les trois en une, tellement que certains Grecs les appelaient d'un seul nom qui était une phrase en trois mots : " pasithea-cale " : la déesse que tous les hommes trouvent belle.